mercredi 6 avril 2011

LES PRECEPTORIES

Les préceptoreries
Les préceptoreries : divisions territoriales portèrent toujours chez les Templiers le nom de préceptoreries. Ce ne fut qu'au XIVe siècle que les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (Hospitaliers de Saint-Jean) leur donnèrent le nom de commanderies.

Les préceptories étaient autant de domaines considérables composés de fiefs et d'alleux, où ils établirent des châteaux-forts, et qu'ils mirent sous la garde d'un frère appelé précepteur "preceptor", maître, lequel avait l'entière administration de la terre, percevait les revenus dont il rendait compte sou pour sou, et avait sous son obéissance les chevaliers stationnés dans la maison et les profès qui se destinaient à entrer dans l'ordre. Il parut convenable aux intérêts bien entendus de la corporation et à la conservation de ses propriétés d'assigner à un chevalier les possessions d'un territoire déterminé pour les gouverner, les améliorer, et employer les revenus à l'avantage de tous.

La préceptorerie n'était donc qu'une pure administration dont l'ordre chargeait le précepteur sans lui rien transférer du droit de propriété.

La propriété résidait toujours dans l'ordre qui, pour la rendre plus productive et plus utile, s'associait, en quelque sorte, ses membres et les admettait à partager avec lui des fruits qui étaient jusqu'à un certain point ceux de leur zèle et de leur industrieuse vigilance.

A la naissance de l'Ordre, le conseil disposait immédiatement de tous les biens qui se multiplièrent promptement en Orient et en Europe. Il afferma d'abord , il députa ensuite d'anciens religieux auxquels il assignait un district, un territoire pour l'administrer, faire la perception des revenus et les envoyer en Palestine. Ces économes, auxquels on donnait, comme nous l'avons déjà dit, le nom de précepteurs, devaient un compte fidèle et n'étaient autorisés à retenir que leur modeste entretien.

Dans ces différents lieux où les précepteurs faisaient leur résidence, on réunissait les jeunes chevaliers qui, sous la discipline des anciens, se formaient à la vie religieuse et militaire et prenaient de bonne heure l'esprit de leur profession. C'étaient autant de communautés ou de couvents répandus dans toute la chrétienté qui renfermaient le dépôt le plus précieux et les plus chères espérances de l'ordre ; il en sortait des chevaliers instruits à tous les exercices militaires, pleins d'amour pour leur état et brûlant du désir d'aller au-delà des mers signaler leur courage et rivaliser de gloire avec leurs frères.

Ce fut dans ces cloîtres fortifiés de chaque commanderie que les Templiers se réfugièrent après leur retour d'Orient.

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