mercredi 26 janvier 2011

Les Templiers à Orléans




En cette ville d’orléans, l’Ordre du Temple possédait la Commanderie de Saint-Marc, située approximativement à l’emplacement actuel de l’église du même nom.

Voie principale du faubourg de ce nom, situé à l’est de la ville, la rue Saint-Marc doit son appellation à une antique église dont l’origine remonte au IVème siècle.

Edifiée dans les bois qui, à cette époque, entouraient la partie septentrionale d’Orléans, ce temple chrétien eut pour auteur Saint-Alixte (345).


En 1154, Louis VII ramenait de Terre Sainte douze Chevaliers de Saint-Lazare qu’il installait en son château de Boigny.
L’accompagnaient également des Chevaliers du Temple qui s’installèrent à Saint-Marc dès 1148. Ce fut d’eux que l’église Saint-Marc reçut le nom de Commanderie, comme on le voit sur plusieurs titres.
En 1171 la maison principale du Temple se trouvait donc à Saint-Marc.

Un acte qui porte cette date fait figurer un frère de l’Ordre qui s’en déclarait le commandeur ou maître : "Simo gallus tunc sancti Marci templi magister". La maison du Temple touchait l’église Saint-Marc dont la cure était sous le patronage et à la collation (= qui avait en charge sa redevance) du Commandeur.

Le bâtiment mutilé qui subsiste aujourd’hui date par conséquent soit de Louis XI, au cas où les Protestants se seraient contentés de détruire le clocher et de piller l’intérieur, soit d’une nouvelle reconstruction postérieure aux guerres de Reli­gion et restée inachevée, ou de nouveau endommagée sous la Révolution : fin XVème ou fin XVIème, telles sont les deux datations possibles. Le mur nord de la cha­pelle, avec ses deux fenêtres en plein cintre, et l’abside ont encore belle allure.


Il existe d’autre part sous cette chapelle une crypte avec cinq absidioles. Cette crypte m’a été signalée par diverses personnes qui y sont descendues malgré les mauvaises conditions.
Elle est bien alimentée en air par une cheminée et, selon leur témoignage, maçonnée. Il n’est donc pas impossible que cette crypte remonte à l’église du IXe siècle et qu’elle soit donc contemporaine de Saint-Avit.

En terminant, nous pouvons constater que ces modestes vestiges posent à nou­veau des questions qui, elles, ne sont pas modestes :
*La première est évidemment la présence, dans cet endroit relativement éloigné de la première enceinte d’Orléans, d’un très ancien établissement chrétien. On sait que, selon les Vitae de Saint-Euverte et certaines chroniques, l’église de Saint-­Marc aurait été la seconde église fondée à Orléans, vers 345, « au milieu des bois ».
Même si les bons historiens d ’OrIéans estiment que cela ne se peut, la très ancienne fondation de Saint-Phallier ajoute une pièce de plus à cette tradition selon laquelle nous aurions à cet endroit un lieu de culte remontant au Bas-Empire et, pourquoi pas, à l’époque celtique.

*La seconde question, très sérieuse elle aussi, est celle de Saint-Phallier lui-même, de l’expansion de son culte dans toute la France du Centre et de sa signification...

* ­La troisième est moins sérieuse. il s’agit des légendes orales colportées aujourd’hui par les habitants du quartier et touchant à Louis XIV, aux Chinois ; que sais ­je encore ? Elles n’ont aucun fondement, bien sûr, mais elles expriment à leur façon la conscience d’être placé, avec ces deux églises, devant un lieu chargé d ’histoire et de mystère .

Les Maîtres de l’Ordre du Temple de Saint-Marc d’Orléans furent : Frère Simon Lecoq (1171), Frère Gervais du Plessis (1207), Frère Gaudefroy (1226), Frère Hilaire (1259) et Frère du Hainne (1282).
La Commanderie de Saint-Marc avait son siège rue de Bourgogne, à l’actuel n° 218.

Cette Commanderie devait être relativement importante. Ses possessions, droits et autres privilèges‚ tant nombreux :

Etaient "membres" de la Commanderie Saint-Marc :
La Gabellière,
Bou,
Bucy-le-Roy,
Chaumont,
Acquebouille,
Beaugency,
La Villette,
Le Mont de cravant,
Meung-sur-Loire,
La Bovrie,
Villiers-le-Temple,
Saugirard,
Villeloup,
Saint-Cyr-Semblecy,
Saint-Romain,
Gien,
Montbouy et
Rouvray-Sainte-Croix.

LA GABELLIERE (comm. LA CHAPELLE-SAINT-MESMIN, 45/Loiret, arr. Orléans) 45480 :
C’était un fief situé dans la paroisse de La Chapelle Saint-germain, sur le chemin conduisant de la Maison Rouge à La Gabrielle.
Les Templiers d’Orléans permettaient, en 1274, à Herbert de La Gabrielle, d’extraire des pierres des carrières de leur fief, à la condition qu’il leur paierait une rente de neuf muids de grains, moitié froment, moitié avoine et 40 sols par an.
Le muid est une ancienne mesure de volume qui servait à mesurer les matières sèches (1 hectolitre = 0,504 muid).

BOU (45/Loiret, arr. Orléans) 45430 :
C’était un hôpital que les Templiers possédaient à Bou et qu’ils avaient fondé vers le milieu du XIIème siècle.

Des lettres de Mannassès, évêque d’Orléans, de l’an 1154, révèlent que, à la prière des Chevaliers du Temple, Archembaud Gobib et son frère leur ont donné une Maison à Bou pour servir de refuge aux pauvres infirmes que les Templiers devaient secourir.
Cet établissement de Bou, qui dépendait de la Commanderie Saint-Marc d’Orléans, semble avoir disparu au XIIIème siècle.

BUCY-LE-ROI (45/Loiret, arr. Orléans, cant. Artenay) 45410
Le Temple de Bucy a été aussi appelé le Temple d’Artenay parce qu’il dépendait autrefois de cette paroisse. Membre de la Commanderie Saint-Marc d’Orléans, c’est une Maison qui fut fondée au commencement du XIIIème siècle.
Des lettres du mois de janvier 1235, de l’archidiacre d’Orléans, nous enseignent que Guillaume de Bernode, chevalier, sa femme et sa mère ont amorti le fief qu’ils avaient dans cent arpents de terre à Bucy, légués à la Maison de la Chevalerie du Temple d’Orléans par feu Roger d’Herblay, de Airebleio.
Au mois de février de la même année, pareil amortissement fut accordé par Guillaume Moinehart, chevalier, pour le même domaine concédé aux Templiers et quatre arpents de bois situés à Hérici, comme dépendant du fief de Moinehart.
Chaumont était une ancienne dépendance du Temple de Bucy.

CHAUMONT (comm. TRINAY, 45/Loiret, arr. Orléans, cant. Artenay) 45410 :
Ancienne dépendance du Temple de Bucy-le-Roy, c’était un petit domaine situé dans la paroisse de Trinay, sur le chemin allant à Artenay.

ACQUEBOUILLE (comm. de FARONVILLE, 45/Loiret, cant. d’Outarville) 45480 :
Cette ancienne Maison du Temple, dont l’existence est constatée vers le milieu du XIIème siècle, était située à Acquebouille (Escoboliae) dans la paroisse de Faronville, sur "le vieux chemin à aller d’Orléans à Paris", autrement nommé "La Chaussée".
Cette ancienne voie romaine, très droite, croisait au sud d’Acquebouille près de Bazoches (Basilicae, "halles" ou "marchés couverts") la voie de Sens au Mans et plus au nord, à Juines, celle de Sens à Chartres. On remarque qu’aucune localité importante ne se trouvait et ne se trouve encore sur cette route ; aussi fut-elle presque complètement abandonnée dès le XIIIème siècle.
La route de Paris passa dès lors plus à l’ouest (actuelle N20).
La Maison du Temple à Acquebouille était membre de la Commanderie Saint-Marc d’Orléans.

Des lettres de Manassès, évêque d’Orléans, de l’année 1171, nous apprennent que Godefroy Fouquier, Maître des Maisons du Temple en deçà de la mer Méditerranée, concéda, après avoir pris l’avis de ses frères, au seigneur Carduc, clerc du roi et archidiacre de Sainte-Croix, la Maison du Temple à Acquebouille, avec les terres en dépendant, pour en jouir pendant sa vie, moyennant une rente annuelle de trente sols parisis (1 sou parisis=15 deniers).
Il était dit que, à la mort de seigneur Carduc, les Templiers rentreraient en possession de cette Maison et profiteraient de toutes les améliorations qui y auraient été faites.
Il y avait au XIIIème siècle une léproserie sur "le chemin chaussé" (quemdam bordellum leprosorum, qui erat super cheminum chausatum), à Acquebouille.

BEAUGENCY (45/Loiret, arr. Orléans) 45190
Le pont de Beaugency, qui tient son nom d’un domaine rural gallo-romain Balgentiacus, permettait de franchir la Loire dès le XIIème siècle. À l’angle de la rue du puits de l’ange et de la rue du traîneau, la Maison des Templiers (XIIème siècle) possède d’intéressantes baies romanes. Elle est contemporaine du porche de l’église abbatiale. Ce bâtiment est le plus ancien édifice civil de la ville.
La Maison du Temple de Beaugency était membre de la Commanderie Saint-Marc d’°Orléans et en dépendaient les possessions templières : “La Vilette” et “Le Mont de cravant”.
Le titre le plus ancien dans lequel il soit question de la Maison du Temple de Beaugency est une charte de Simon, seigneur de Beaugency, relative à un droit de botage (droit sur le vin vendu en tonneau) et de tavernage (droit sur le vin vendu en taverne) que celui-ci voulait exercer sur ceux qui demeuraient dans la Maison des Frères du Temple et sur une vigne qu’ils avaient à l’Orme de Saint-Pierre.

Les Templiers tenaient de la bienfaisance des seigneurs de Beaugency le droit de prendre chaque année dans les prés de Chaumont deux charretées de foin de six bœufs ; sur le moulin de Choliau, vingt mines (1 mine=324g) de froment et cinq sols sur le péage de la Loire.
Le seigneur Simon racheta, en 1233, ces diverses rentes, en leur donnant en échange 55 sols parisis tous les ans sur le festage (droit dû au seigneur sur chaque maison) de Beaugency.
Il y avait également un Hôtel-Dieu et une maladrerie à Beaugency

LA VILLETTE (comm. CRAVANT, 45/Loiret) 45190 :
La route Blois-Paris à travers la Beauce, raccourci (compendium) qui évitait le passage par Orléans, croisait la route Meung-sur-Loire/Vendôme dans la localité celtique de Cravant (Cravantum).
De Blois, on joignait Seris, Cravant, Baccon puis Saint-Péravy-la-Colombe.

Le petit domaine seigneurial de La Villette, situé dans la paroisse de Cravant, dépendait du Temple de Beaugency. Il se composait d’une ferme et de cinquante arpents de terre.
Raoul, seigneur de Beaugency, avait amorti, par ses lettres du mois de mai 1256, les terres que les Templiers possédaient à La Villette, et qui relevaient de son fief, sous la condition qu’ils célébreraient, après sa mort, son anniversaire et celui de sa femme, chaque année, le lendemain de la fête de l’Assomption.
Les Templiers possédaient également “Le Mont de Cravant”, plus près de Proilly que de Cravant.

LE MONT-DE-CRAVANT (comm. PROILLY, 45/Loiret) 45500 :
La route Blois-Paris à travers la Beauce, raccourci (compendium) qui évitait le passage par Orléans, croisait la route Meung-sur-Loire/Vendôme dans la localité celtique de Cravant. De Blois, on joignait Seris, Cravant, Baccon puis St-Péravy-la-Colombe.
Cette autre dépendance du Temple de °Beaugency que l’on désignait aussi par le nom de Temple de Proilly était plus rapprochée de ce dernier village que de celui de Cravant où les Templiers possédaient déjà le petit domaine de La Villette.
E. Mannier a trouvé des lettres de H., évêque d’Orléans, de l’année 1199, portant qu’un seigneur, du nom de Henri de la Porte, a donné à Dieu et aux frères de la chevalerie du Temple, avec le consentement de son fils Robert, sa terre située au Mont de cravant.

MEUNG-SUR-LOIRE (45/Loiret) 45130 :
Meung-sur-Loire (Magdunum, localité celtique) était situé sur la voie d’Orléans à Tours par la rive droite. La voie de Meung-sur-Loire à Bourges franchissait la Loire au moyen d’un bac ou d’un pont de bateaux.
Le pont de Meung fut construit sur la Loire entre 1207 et 1221.
Au nord se greffaient la voie de Meung-sur-Loire à Châteaudun dite “chemin de César” (ou chaussée romaine) ainsi que celle de Meung-sur-Loire à Vendôme.

La Commanderie Saint-Marc d’Orléans possédait à Meung-sur-Loire deux maisons : l’une nommée la Croix-Blanche, dans la rue de ce nom, et l’autre située devant l’église Saint-Pierre.
Cette dernière avait été vendue par le doyen et le chapitre de ladite église de Meung-sur-Loire à Guy de Basinville, Maître du Temple, dans les possessions cismaritimes, pour le prix de 140 livres parisis, ainsi que le constate la charte d’acquisition faite à Meung en 1254, dans l’octave de la fête de Saint-Liphart, au mois de juin, et confirmée par Robert, évêque d’Orléans, le 9 décembre de la même année.
La ferme de “La Bovrie” dépendait de Meung-sur-Loire. Il y avait également une léproserie à Meung.

LA BOVRIE (comm. MEUNG-SUR-LOIRE, 45/Loiret) :
C’est le nom donné à une ferme située dans ladite paroisse de Saint-Pierre de Meung qui dépendait de la Maison du Temple de Meung-sur-Loire.

VILLIERS-LE-TEMPLE (comm. d’ EPIEDS-EN-BEAUCE, 45/Loiret) 45130 :
L’établissement que les Templiers détenaient là était une ferme nommée la “Ferme de Villiers-le-Temple”, située sur le chemin d’Epieds-en-Beauce à Saintry, qui se composait d’environ 300 arpents de terre.
Les souterrains découverts à Epieds-en-Beauce ne datent pas des Templiers mais de la fin du XVème siècle.

SAUGIRARD (comm. de PRUNIERS-EN-SOLOGNE, 41/Loir-et-Cher, canton Romorantin) 41200 :
La terre et la seigneurie de Saugirard étaient possédées en commun, au XIIème siècle, par les Templiers et le seigneur Etienne Bochard de Selles. Mais celui-ci, au moment où il venait d’embrasser la religion du Temple et de s’enrôler sous sa bannière, par ses lettres datées de 1177, fit abandon aux Templiers de tout ce qu’il pouvait avoir à Saugirard.
Les Templiers possédaient la dîme de Saugirard dont une partie leur avait été cédée par Odonet le Roux, moyennant 10 livres tournois, quatre vaches, un porc et un coq, ainsi qu’il résulte des lettres de l’abbé de Selles de l’année 1220.
Le village templier de Villedieu au nord-ouest de la commune de Gièvres dans le Loir-et-Cher (41) a été fondé par la Commanderie de Saugirard, rarement mentionnée attendu qu’elle était de nation bourguignonne.

VILLELOUP (comm. de MILLANCAY, 41/Loir-et-Cher) 41200 :
La Maison du Temple de Villeloup était située dans la paroisse de Millancay. Elle existait en 1222 car le nom du Templier qui en était alors le maître figure dans l’acte d’achat d’une partie de la dîme de Saugirard.
Le domaine de Villeloup comprenait une maison, une chapelle dédiée à Saint-Marc et 200 arpents de terre aboutissant vers le nord à l’étang de Mordeset.

SAINT-CYR-SEMBLECY (45/Loiret) :
En pleine Sologne, il y avait là une Maison du Temple qu’on a diversement nommée Temple de Saint-Cyr-Semblecy ou le Temple de la Cormérie et aussi le Temple sous Fanbron. Elle était située sur le territoire de Saint-Cyr, sur le chemin de Dhuison, au sud de Fanbron et à l’ouest de Bonneville. Sur les cartes, figure également un "étang du Temple".

SAINT-BENOÎT-SUR-LOIRE

Maison XIIIème siècle, dite des Templiers ou collège de la croix Blanche

SAINT-ROMAIN (comm. de GIEN, 45/Loiret) :
La Maison du Temple de Saint-Romain était située au hameau de ce nom, paroisse de Gien le vieux.

GIEN (45/Loiret) 45500 :
Le Temple de Gien a été construit avant 1312.

MONTBOUY (45/Loiret, arr. Montargis, canton Chatillon-sur-Loire)

La voie directe d’Orléans à Auxerre atteignait Montbouy où elle franchissait le Loing.
On sait que Montbouy était un lieu de pèlerinage gallo-romain très important : il existe encore sur le territoire de cette commune (à Chennevières) un amphithéâtre très bien conservé qui pouvait contenir 3 à 4000 spectateurs.
Le sel provenant du Croisic était transporté par bateaux jusqu’à Châteauneuf puis on le convoyait en Bourgogne par cette route dite "chemin du Sel".
Ancienne Commanderie du Temple sans documents antérieurs à 1312.

ROUVRAY-SAINTE-CROIX (45/Loiret) 45310 :
La voie de Blois à Paris à travers la Beauce, raccourci qui évitait les passage parOrléans, passait à proximité de Rouvray-Sainte-Croix.
Le domaine de Rouvray-Sainte-Croix était un des plus anciens membres de la Commanderie Saint-Marc à Orléans. Il se composait d’une ferme avec des terres et des rentes seigneuriales qu’un seigneur du lieu avait données aux Templiers au commencement du XIIIème siècle. Il existe encore une charte de Manassès – évêque d’Orléans – de l’année 1220, par laquelle il est dit que Robert de Rouvray avait donné, en sa présence, aux frères du Temple de Saint-Marc d’Orléans, douze mines d’hivernage (blé qui ne se sème qu’en hiver) et autant d’avoine à prendre à la Saint-Rémy de chaque année, sur sa terre de Rouvray, seize deniers de cens, avec la justice au Bonnel, et douze autres deniers au champ nommé " la Pierre prenant le Lièvre ".
Après 1312, la quasi-totalité de ces biens revint aux Chevaliers de Saint-Jean.


Le mardi 7 avril 1310 comparut Frère Renaud de Provins, autrefois précepteur de la Maison d’Orléans.

En 1313, quand les Hospitaliers entrèrent en possession de l’importante Commanderie de Saint-Marc, elle était en ruines ; seule une maison de vigneron était intacte.
Un tremblement de terre secoua Orléans en 1316.
Les Orléanais ont peut-être aussi détruit ces bâtiments à l’approche du prince de Galles en 1359.

Désaffectée en 1793, l’église Saint-Marc fut reconstruite en 1859, puis restaurée en 1878.
L’église Saint-Marc actuelle date de 1859 et 1878.
Rue Saint-Marc, rue de la Barrière Saint-Marc, rue du Champ Saint-Marc sont autant de noms de rues qui évoquent la Commanderie de Saint-Marc, aujourd’hui disparue.
Non loin de La Barrière Saint-Marc, une source ou fontaine d’Estive (ad fontem estivum, charte de 1185) alimentait un aqueduc qui aboutissait dans la ville gallo-romaine de Cenabum (Orléans). Elle était placée sous la protection d’Acionna, divinité féminine dont le nom a survécu dans celui de l’Essonne.


Templier aujourd'hui ?
De nos jours encore, le nom de “Templier” évoque un aspect magique et mystérieux. Depuis l’extinction officielle de l’Ordre du Temple en 1314, les Templiers ont attiré l’attention des foules, et déchaîné les passions, bonnes et mauvaises.
La succession officieuse de l’Ordre a aussi fait l’objet de multiples recherches par d’éminents historiens. Ici encore, les passions se sont donné libre cours. Vraie ou fausse cette succession a permis à de nombreuses Obédiences templières de se réclamer de cet héritage spirituel.
Quoi qu’il en soit, tous ces différents groupes recherchent à travers cet héritage, le même idéal : Amour, Sagesse, Élévation spirituelle de l’homme, Épanouissement personnel.
Être Templier aujourd’hui, c’est essayer de sauvegarder toutes ces valeurs, qui ont fait la richesse de notre civilisation et de les transmettre à notre tour.
Être Templier aujourd’hui. c’est essayer, à travers la vision futuriste de la Chevalerie du Temple, de continuer en l’adaptant à notre temps, l’œuvre entreprise par nos Aînés.
Ceux-ci avaient pour règle, le courage, la bravoure, la loyauté, Ils avaient pour but, la sauvegarde de ces mêmes valeurs, et la défense de la Chrétienté. Aujourd’hui, la Chevalerie n’a d’autre armure que L’Amour, la Tolérance, l’Abnégation et le Dévouement. Elle n’est plus une noblesse de nom mais de cœur.
La Chevalerie, longtemps délaissée, revient en force. Sans doute parce que l’Homme, à notre époque actuelle, manque d’un idéal et de buts dans sa vie.
L’affairisme, la convoitise, le matérialisme à outrance sont les ennemis du Chevalier.
Être Templier aujourd’hui, c’est essayer de retrouver le juste équilibre.


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