mercredi 26 janvier 2011

Légendes sur les Templiers

Légendes sur les Templiers
La fin de l'Ordre des Templiers entraina de nombreuses légendes sur les templiers.
Certaines de ces légendes portent sur la Malédiction des Templiers, le Trésor des Templiers (charrettes de paille et Graal), le célèbre vendredi 13, la franc-maçonnerie templière, etc.

Malédiction des Templiers

Lorsque Jacques de Molay mourut brûlé sur le bûcher en 1314, il aurait maudit ses accusateurs. D'après le chroniqueur Geoffroi de Paris, sa déclaration aurait été « Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir ».

Les évènements qui suivirent de près la mort de Molay laissèrent libre cours aux spéculations les plus diverses.

En effet, le 20 avril 1314, mourut le pape Clément V, probablement d'un cancer des intestins.

Le même mois, le roi demande l'arrestation de ses trois brus pour adultère. Il s'agit de Marguerite, Jeanne et Blanche, toutes trois « de Bourgogne », épouses respectives des futures Louis X, Philippe V, et Charles IV. La première est reconnue coupable et enfermée à Château-Gaillard, où elle meurt en 1315. Jeanne n'est accusée que de complicité, elle retrouve sa place de reine jusqu'à la mort de son mari en 1322. La troisième termine ses jours en 1326 dans un couvent.

Suite à cette sombre affaire qui compromet le prestige de la famille royale, le roi décède le 29 novembre 1314 d'un accident de cheval au cours d'une chasse. Ses trois fils n'offrent pas un meilleur tableau. Louis X meurt en 1316 et le règne de son fils Jean Ier est aussi court que sa vie, du 15 au 19 novembre de la même année. Philippe V monte sur le trône, mais décède en 1322, n'ayant eu que des filles (qui sont écartées de la ligne de succession par les légistes royaux, qui invoquent à ce moment une règle de l'ancien droit privé franc, dite "Loi salique", donnant la préférence aux hommes). Le dernier fils de Philippe le Bel, Charles IV se remarie deux fois après la disgrâce de Blanche, et s'éteint en 1328, ses deux fils étant morts avant lui.

Toutefois, à l'inverse de ce que dit Maurice Druon dans son roman, Guillaume de Nogaret est mort en mars 1313, un an avant la prétendue malédiction.

Mais les contemporains ne firent pas tout de suite le lien avec l'exécution des Templiers.

Cette légende populaire devint une véritable tradition et elle fut remise à l'honneur par l'écrivain Maurice Druon dans son roman à succès Les Rois maudits (1955-1977), où la malédiction devient : "Pape Clément !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races."





Le Trésor des Templiers

Les charrettes de paille
Le Templier Jean de Châlon, du Temple de Nemours, aurait déclaré en juin 1308 en audience devant le Pape que « La veille de l'arrestation des Templiers (au soir du 12 octobre 1307 ), un cortège comprenant trois chariots recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux Templiers, Hugues de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France».

Les Templiers et le Graal
Le Graal aurait peut-être été retrouvé par les Templiers dans le Temple de Jérusalem puis emmené en Écosse après la chute de l'ordre. Il serait toujours enfoui dans la Rosslyn Chapel. Ces légendes s'appuient en général sur le roman courtois Parzival de Wolfram von Eschenbach (~1170- ~1220), dans laquelle le Graal est gardé par des chevaliers templiers.

Dans les années 1980, Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh donnent une interprétation allégorique toute personnelle du Graal dans leur essai L'Énigme sacrée : le Graal serait une métaphore pour désigner une descendance cachée qu'aurait eu Jésus, du fait d'une supposée union avec Marie-Madeleine. Saint-Graal serait une déformation de Sangréal signifiant « sang royal », et désignerait la lignée du Christ. Ce pourrait être aussi, par métonymie, Marie-Madeleine elle-même en sa qualité de
« porteuse » de cette descendance (la fonction du Graal étant de « recueillir le sang du Christ »).





Le Vendredi 13


Philippe le Bel
Ce jour a pour particularité d'être associé à une superstition, présente dans certaines cultures, qui en fait soit un jour de malheur (on parle alors de paraskevidékatriaphobie), soit un jour de chance.

Le vendredi 13 octobre 1307, le roi de France (Philippe IV, dit le Bel) ordonna d'arrêter tous les membres de l'ordre du Temple présents sur son territoire et de les faire torturer (pour qu'ils avouent des crimes qu'ils n'avaient pas commis afin de ternir la réputation des Templiers). Ceux qui reviennent sur leurs affirmations sont condamnés au bûcher.

Philippe le Bel neutralise ainsi ce qu'il considérait comme une menace à son trône puisqu'au moment ou les Templiers quittèrent la Terre sainte pour l'Europe, ils étaient à la tête d'une grande organisation, supportée par des membres fidèles, disciplinés et disposant d'une imposante richesse. Le roi de France c'était alors senti menacé par la présence grandissante de l'ordre dans son pays, il craignait ce royaume au sein de son royaume.



La Franc-maçonnerie templière au XVIIIe siècle

Tout d'abord, selon la légende, les templiers ayant survécu se seraient réfugiés dans les montagnes d'Écosse, et se seraient cachés sous les insignes de la Franc-maçonnerie. C'est la première version connue d'une association entre Templiers et francs-maçons.

Les premières loges maçonniques apparaissent au XVIIe siècle en Écosse et en Angleterre, et se répandent en Europe dans la première moitié du XVIIIe siècle. Elles se réclament d'une origine ancienne, remontant aux origines supposées des "loges opératives" (c'est-à-dire de véritables artisans maçons), ainsi qu'aux origines de l'art de bâtir lui-même et donc, dans un environnement profondément marqué par le christianisme, au mythe biblique de la construction du Temple de Salomon.

Dans les années 1740 apparaissent en France de nombreux grades maçonniques, nommés hauts grades maçonniques. L'un des plus anciens d'entre eux, dénommé « Chevalier d'Orient et de l'Épée », développe sa légende symbolique propre sur le thème de la reconstruction du Temple de Jérusalem au retour de la captivité de Babylone. Ce grade connut un grand succès en France puisqu'il y eut dans les années 1750 plusieurs loges de « Chevaliers d'Orient » dans la seule ville de Paris et qu'il devint le grade terminal de plusieurs systèmes maçonniques dans les années 1760. La légende de ce grade n'évoque cependant pas les chevaliers du l'Ordre du Temple, mais seulement des chevaliers-maçons qui reconstruisent le Temple de Jérusalem .

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, en Allemagne, apparaissent des cercles alchimistes, sous le nom générique de Rose-Croix d'Or, et reliés entre eux par une doctrine assez floue, plus ou moins inspirée des mystérieux manifestes Rose-Croix du siècle précédent (1614 et 1615). C'est probablement dans ces milieux qu'apparaît l'idée d'une survivance de l'Ordre du Temple. C'est là aussi qu'apparaît la légende d'un conseil suprême de Supérieurs Inconnus des Rose-Croix, ne comprenant que 9 membres, idée qui sera reprise dans la légende templière.

Le plus ancien écrit connu d'une telle survivance est un manuscrit de 1760 trouvé à Strasbourg, intitulé « Deuxième Section, de la Maçonnerie parmi les Chrétiens ». Ce texte complète la retraite templière en Ecosse où Beaujeu, neveu de Jacques de Molay, aurait restitué l'Ordre du Temple. Les Grands Maîtres secrets, Supérieurs Inconnus, se seraient succédé depuis ce temps-là.

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