jeudi 27 janvier 2011

La Stricte Observance Templière contemporaine

La SOT contemporaine à repris, depuis 1995, force et vigueur sur l'ensemble de notre territoire. Cette résurgence n'est certainement pas fortuite, tel le phénix renaissant de ses cendres. Elle fut préparée par un Cercle d'études dont les membres se réunirent régulièrement depuis 1993 sentant le besoin pressant de revenir aux sources de cette chevalerie templière. Ils procédèrent à des rencontres, des publications et des voyages en Allemagne et ailleurs avant de recevoir l'investiture. Cette filiation conférait la transmission de l'intégralité du message templier permettant la revivication de l'Ordre dans notre pays, comme l'atteste le bref contenu dans le livre noir. Une première loge fut consacrée selon les us et coutumes en avril 1995, par un Collège consacrant constitué de Francs-Maçons émérites, ayant accédé aux plus hautes responsabilités maçonniques. Le Grand Chapitre de la IIIème Province fut consacré le 11 novembre de cette même année. Cette cérémonie reprenait les fastes de la Maçonnerie templière à ses débuts. Ce même jour le Grand Prieur de l'Ordre devait également installer le 1er Grand Maître Provincial et ses Officiers, dans la plus pure tradition de l'Ordre.

La Stricte Observance Templière contemporaine s'inscrit dans le concert des grands mouvements de pensée maçonnique, remontant à la première moitié du « Siècle des Lumières ». Elle a compté parmi ses protecteurs et membres éminents, deux empereurs. Une douzaine de roi et princes régnants, de nombreux représentants de la plus haute aristocratie, des hauts fonctionnaires, des officiers supérieurs et de hauts rangs, des professions libérales et des artistes de renom. Citons le frère Wolfgand Amadeus Mozart, que nous évoquons plus loin, le frère Johann Wolfgand Goethe, initié en 1780 à la Loge « Amalia zu drei rosen » ou l'énigmatique comte de Saint-Germain, qui d'ailleurs s'éteindra chez un Grand Maître de la SOT. L'Ordre perdura en tant que tel dans sa forme initiale voulue par ses fondateurs. se référant explicitement aux valeurs fondamentales de l'Ordre du Temple, telles qu'on pouvait les concevoir au XVIII° siècle.




Fra. Johannes+Maria,
Eques professus a Stella per Ensem

LA STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE contemporaine se divise en deux entités mais faisant partie du même corps, celui de l'ancienne IIIème province de l'Ordre.

La G.L.E.S.O. ou Grande Loge Écossaise de Stricte Observance.

Elle se situe plutôt comme une maintenance et ne compte actuellement qu'une vingtaine de Justes et Parfaites Loges de Saint-Jean de Jérusalem, en fonctionnement ou en cours de création. Elle possède par ailleurs une Loge de Recherche, publiant un cahier annuel et une Loge d'Instruction travaillant sur les anciens rituels.

Si elle tient à rester élitiste par la qualité de ses travaux, elle est ouverte aux frères comme aux sœurs. Elle s’attache à conforter ses liens avec les principales Obédiences françaises et européennes. Elle s'applique aussi à faire valoir ses spécificités, en se maintenant à sa juste place. Sans désir de prosélytisme, elle ne demande qu'à évoluer parmi les sociétés initiatiques et philanthropiques référentes dans le monde en ce domaine.

L'O.I.S.O.T. ou Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière.

Et dont la G.L.E.S.O. est suffragante. Avec ses vingt-sept degrés symboliques chevaleresques et cléricaux, l'Ordre Illustre de la Stricte Observance offre au cherchant sincère une voie initiatique tout à lait complète et remarquable.





Au XVIIIème siècle elle se voulait l'Ordre du Temple rétabli et renouvelé. Quant à cette filiation par l’Écosse et par rameaux successifs, même s'il existe quelques fils tenus à tirer, les siècles et les vicissitudes de l'histoire sont passés. Aucune organisation ne peut affirmer à l'heure actuelle descendre en droite ligne d'un Ordre médiéval. De nos jours, quel intérêt à rechercher absolument des preuves en ce sens ? La quête est bien sûr ailleurs. Il en va de même pour les papes, les empires, les dynasties et les républiques. On peut dire pourtant, comme Jean TOURNIAC se plaisait à le répéter, que l'Ordre ne fut pas une création ex nihilo. Ce que l'on peut affirmer en découvrant l'Obituaire des 600 chevaliers du Temple de la Stricte Observance, c’est qu'ils n’auraient pas démérité de leurs glorieux « ancêtres », tant par leur engagement que par leur qualité, au sens noble du terme.

Les grades chevaleresques de la Stricte Observance, à partir de 1772, et pour peu de temps furent coiffés par les degrés du Cléricat, apportés par le pasteur Jean-Auguste Stark. Traditionnellement, le pouvoir temporel doit dépendre de l'autorité spirituelle. C'est ce qui existe encore aujourd'hui dans la résurgence de l'Ordre. On comprend alors pourquoi on exige toujours la croyance en Dieu et en la Trinité avec l'obligation d'être de religion chrétienne, dès l'admission au grade d'apprenti.

La Stricte Observance véhicule à la fois les valeurs de la Franc-Maçonnerie traditionnelle et celles de la Chevalerie. Ces valeurs, qui font référence au métier de constructeur et à la « geste » chevaleresque, ne peuvent être obsolètes, car elles sont bien sûr celles mêmes de la Tradition.


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